Environnement

Entre 2015 et 2017, la région du Cap occidental, en Afrique du Sud, a connu trois années parmi les moins pluvieuses jamais enregistrées dans cette zone. Une telle situation a conduit à un appauvrissement progressif des réservoirs d’approvisionnement en eau : à l’été 2017-2018, la région et la ville du Cap tout particulièrement ont craint une réelle pénurie, évitée de peu par des réductions drastiques.

Des sécheresses d’une amplitude proche s’étaient déjà produites – par exemple à la fin des années 1920 et au début des années 1970, ainsi qu’entre 2003 et 2004, provoquant des coupures d’eau au Cap. Ces phénomènes sont-ils en train de s’intensifier avec le réchauffement global en cours ?

Le rendement sur lequel repose le système d’eau du Cap occidental était jusqu’ici calculé en se basant sur l’hypothèse d’un climat stationnaire. L’idée étant que les précipitations passées peuvent servir à estimer les précipitations présentes et futures, et donc aussi les rendements des systèmes d’eau. Un modèle adapté aux ressources en eau permet d’estimer la fréquence des insuffisances en fonction des pluies passées – sur les 80 dernières années pour la région du Cap. Cela permet de concevoir un système d’eau relativement fiable : l’approvisionnement au Cap et dans les environs prévoit d’assurer le ravitaillement en eau sans restriction 98 % du temps, c’est-à-dire, en moyenne, 49 des 50 dernières années.

Au vu des évolutions futures du climat, les planificateurs chargés de la gestion des ressources en eau tiennent compte du changement climatique dans la modernisation ou la conception de nouveaux systèmes d’approvisionnement en eau.

Ce changement climatique global a-t-il déjà altéré les risques de sécheresses connues au Cap ?

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