Politique

Le pouvoir en Centrafrique et les groupes armés qui contrôlent la majorité du territoire du pays ont signé ce mercredi à Bangui un accord de paix obtenu après d’âpres négociations. «Le premier effet de cet accord est la cessation de toute violence contre les civils», a affirmé le président centrafricain Faustin Archange Touadéra. L’accord avait été paraphé mardi à Khartoum où, à l’initiative de l’Union africaine (UA), les belligérants avaient négocié pendant une dizaine de jours.

Le commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’UA, l’algérien Smaïl Chergui, n’a ménagé aucun effort pour convaincre les différents belligérants de la crise centrafricaine d’opter pour la voie de la paix. Aussi, cet accord peut-il être considéré comme une nouvelle victoire de la diplomatie algérienne sur le continent africain après celle enregistrée par Ramtane Lamamra à Madagascar. «Ce jour est pour nous un moment historique qui consacre l’aboutissement de presque trois années d’efforts», a affirmé Touadéra, soulignant avoir «tendu la main à nos frères et nos sœurs des groupes armés».

Le président de la commission de l’UA, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, a estimé de son côté que «le véritable défi sera le suivi de cet accord». «Il ne faut pas qu’il soit un énième accord sans suite comme disent les cyniques» et «nous serons très regardants sur l’application effective de cet accord», a-t-il ajouté.

Ancienne colonie française classée parmi les pays les plus pauvres au monde, la Centrafrique, pays de 4,5 millions d’habitants, est cependant riche en diamants, or et uranium. Les groupes armés, qui dominent 80% du territoire, s’y affrontent pour le contrôle de ces richesses. Très souvent, ils roulent pour des puissances extra-africaines.

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